C'est cher...

Posté le 01/08/2017

Je sais que tout le monde veut en avoir le plus possible pour son argent. Je ne fais pas exception à la règle. 

Avec les magasins à grande surface qui peuvent vendre à des mini-coûts (car ils surexploitent quelqu'un quelque part, c'est clair), les artisans et artistes peinent à vivre de leur art car ils sont contraints par le marché à tenir leur prix très (trop) bas. Les gens deviennent habitués à ces coûts et ne réfléchissent pas à ce que chaque chose coûte réellement ($ et environnement) à produire.

Mettons que vous avez un emploi au salaire minimum (11,25$) une journée de 7,5 hrs. Vous gagnez, brut, 84,37$ par jour. On sait tous qu'une fois les impôts et autre tralala enlevés, il vous en reste moins. Au moins 65$, j'espère. Avec cet argent vous payez vos factures, à manger, et il vous arrive peut-être aussi de vous gâter.

Je ne sais pas à quelle vitesse travaillent les autres, mais personnellement puisque je fais majoritairement des items uniques, j'arrive à produire un seul sac à main par jour, par exemple. J'aimerais beaucoup être payée au moins le salaire minimum pour le travail fait!


Certes, l'artisan travaille souvent de chez lui donc il sauve sur le déplacement, et peut organiser son horaire comme il le souhaite. Par contre, c'est plus difficile de faire la coupure, de travailler des heures raisonnables, de "fermer la shop". Parfois, il loue un local. Il peut alors faire la coupure entre le boulot et la maison mais ce sont des frais en plus.

Sans revenu régulier : pas de paie aux 2 semaines, l'argent n'entre que lorsqu'un client achète un (ou des, on espère!) items.

L'artisan doit débourser pour la matière première, l'achat et l'entretien de ses machines et doit bien entendu penser à se mettre de l'argent de côté pour payer ses impôts comme tout le monde. Bien que les dépenses encourues soient déductibles d'impôts, il en reste toujours à payer : pas de retour d'impôt possible si on n'a pas eu de retenue quelque part!

Les artisans récupérateurs ont certes un avantage côté coût des matières premières mais souvent des étapes de plus à faire : dénicher le matériel, nettoyer, défaire, etc. Si le coût n'est pas en argent, il est en temps et énergie.


 Parce que les gens trouvent les frais d'envoi chers, ils vont chercher à se les éviter. C'est alors l'artisan qui les assume.


L'artisan a parfois l'impression d'être coincé : si on aspire à un salaire minimum (et plus, on a le droit de rêver nous aussi!), les gens n'achètent pas parce que "c"est trop cher". Et on ne peut clairement pas vendre au coût des grands magasins à moins d'accepter de travailler "pour des peanuts".

Il y a beaucoup d'éducation à faire!


En tant que client, soyez fier d'acheter chez un artisan. Vous avez un impact réel et immédiat sur son bien-être!

 

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C'est quoi le problème avec l'industrie de la guenille?

Connaissez vous l'humoriste Louis T. ? 

Vous qui connaissez ma passion pour l'environnement et l'importance de récupérer les textiles, vous comprendrez que j'ai adoré sa vidéo où il explique "C'est quoi le problème?" avec l'industrie de la guenille. À visionner, réfléchir et partager!

Fébrilité!

Il y a si longtemps que je cherchais un travail qui me me permette de me réaliser tout en étant disponible pour ma famille, que je ne voyais plus les solutions les plus évidentes : devenir mon propre patron, travailler de la maison, à mon rythme.

J'ai la chance d'avoir un mari, de grands enfants, un chat, des poules, un grand potager, une maison centenaire, une âme d'artiste et d'écolo.

Je trouve important de chercher un équilibre entre le travail, le sport et la détente. Mon entreprise m'apparaît être un bon moyen de (tenter de) conjuguer tout ça! Bienvenue chez moi!